INDIGO

by Elom 20ce

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    releases 16 October 2015

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1.
Lamentations
2.
3.
J'ne pleure pas ce sont les Oignons... (Feat. Pépé Oleka)
4.
Comme un Poison dans l'Eau
5.
6.
Dead Man Walking
7.
Le Blues des Pharaons
8.
Aveugles, Bavards & Sourds
9.
10.
Indigo
11.
Sôssignalé (Feat. Avénon)
12.
Afrika iz the Prezent
13.
Fourmis
14.
15.
Les Cercueils sont Individuels
16.
Don't Agonize, Organize !

about

INDIGO c'est le Blues, la douleur dépassée !

16 titres produits par Les Ancêtres (Univers/Togo), Alexis Hountondji (Bénin/France), Engone Endong (Gabon/Canada), Crown - Grim Reaperz (France), Epolar (France), Monsta Beatz (France), etc. Avec des griots de la terre entière (Togo, Bénin, Gabon, Ghana, Mali, France, Toronto, Allemagne...).

credits

releases 16 October 2015

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about

Elom 20ce Lomé, Togo

Elom 20ce est un griot contemporain. Africain d’origine togolaise, il se définit comme un Arctivist partisan d’une Afrique unie, riche de toutes ses diversités, depuis le Maghreb au Cap, et du Cap-Vert à Madagascar.

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Track Name: Vodoo Sakpata
Lyrics

1er couplet:

Leurs visions frappées de cécité comme cette foi qui me guide. Un feu de brousse que j’allume dans l’obscurité. Hé, nos valeurs sont passées où ma ? Yéhowa, moudékuku va si zoala. On est là à se dévorer comme sur le Radeau de la Méduse en attendant que la foudre nous frappe tous. Des riches en danger, pauvres en péril ! Système hégémonique ! Comprends pourquoi ma plume s’exprime comme des Kalachnikovs, les Krakatau, les tornades, les Molotov… (Tousser) Regarde ce que la drogue a fait de nous ? On ne se marie plus. Les frères épousent les bouteilles, la Sativa, les seringues. Elles seules dessinent les sourires sur le faciès des clowns que nous sommes. J’ai mis ma tête en jachère. Cogiter ces cris d’oiseaux, les messages qu’ils chantent, que je sois à Fidjrossè, Lomé ou Accra.

Refrain x 2 :

Les jours de rage arrivent sur nous comme le tsunami à Jakarta
Hé ! Mystérieux, Vodoo Sakpata, Vodoo Sakpata, Vodoo Sakpata
Anygba nou agbé agbé yéla (La terre est une entité vivante)
Les jours de rage arrivent sur nous comme le tsunami à Jakarta
Hé ! Mystérieux, Vodoo Sakpata, Vodoo Sakpata, Vodoo Sakpata
Anyigba élagbéla (La terre est vivante)

2eme couplet:

Embrasser la bouche du canon, greffer des ailes au cerveau. Couper la tête aux colons en véritable Asrafo. Trêve de palabre, nos plumes déterrent les cadavres enfouis dans les mémoires hostiles à l’Afrique. Chilembwe, Kimathi, les autres ont bien compris, la stratégie de haine établie pour nous asservir. Gnawoé, mila wô doakaka di la vôlé n’ti, élabéna, miabé djéna bé dô wom miélé... Lomé, Ouaga, Conakry, Accra, nos proses abolissent les frontières tracées en Allemagne. Que les compradores se préparent, aucune pitié pour les traitres, les disciplines de Gobineau, Jules Ferry ou Foccart. Crois-tu que je m’égare, quand je dis que les miens sont pris pour cible regarde Haiti. Ouvre les yeux et sois fort ! Le chemin est encore long. Etudie ton histoire. Saisis en les leçons. Hier Sharpeville, aujourd’hui Marikana. Biko est il mort pour rien ? Et Zulu Chaka ! Pour nos morts sans sépultures, leur dignité violée, j’ai fait le tour sur moi-même afin de brûler la Bête.

Refrain x 2:

Les jours de rage arrivent sur nous comme le tsunami à Jakarta
Hé ! Mystérieux, Vodoo Sakpata, Vodoo Sakpata, Vodoo Sakpata
Anygba nou agbé agbé yéla (La terre est une entité vivante)
Les jours de rage arrivent sur nous comme le tsunami à Jakarta
Hé ! Mystérieux, Vodoo Sakpata, Vodoo Sakpata, Vodoo Sakpata
Anyigba élagbéla (La terre est vivante)

Outro:

Elé gnon élé gbon élé gbon omlé séa? (La Terre respire tu n'entend pas ?) (Respiration…)
Track Name: Castration Mentale
Mentalement castré, nos leaders n'ont rien de Castro, du glaçon ou de la graisse à la place du cerveau. J'ai des crampes au mien, à force de penser à mon peuple, mon peuple, ce putain de peuple... A force de penser à ce peuple, mon crane se lézarde comme un œuf, explose comme une bombe, un Molotov cocktail, éparpille mes pensées dans l’univers comme les comètes et les galaxies, les planètes et puis les molécules… Les neurones dans le piment, sans issus, on se jette dans l'au-delà, et on se lave dans les cris du tonnerre. Avalé par le Chaos, broyé, incinéré, on se repose dans nos caveaux. Nos cendres se mêlent à l'air comme cette fumée qui fuit nos lèvres, pour disparaitre dans la nature comme Ben Barka, toi, lui ou moi si t'es contre eux et leur putain de système... Les fantômes désertent les cimetières, nos politiques on l'haleine des lagunes de Lomé, ou des ruelles de Takoradi! Croire aux Chimères ou mourir car nos cœurs sont tombés sous le charme de la Méduse. Cœur sale et mains pures, j’épure ma science dans les flammes du ciel, l’écriture comme exutoire, elle me donne des ailes, et je plane dans ma tête en direction de Zion, allons les rangs serrés avec mes lions ! Il en existe encore loin de ces chiens et ces moutons qui tuent leur temps en broutant de l’herbe ! My man Eazy Mo, grâce à Dieu portera la toge, lui-même sait qu’on a besoin d’avocat comme Vergès ou Femi Falana ! Noukéla na Mila tsiaya méo ? azéo lé hoz milé djav mal ! dzidou dou égni miato mimlé kpoéma ? Tsooo !! noukoué gban namia ? On a que Deux mains, dix doigts pour bâtir des pyramides aussi solides que les squelettes de nos idéaux, Et ben dis-toi que la force est en toi, quand le mal donne des coups violents dans les points vitaux ! Le diable s’élève contre nous comme le mur de la honte, mais on l’écroule comme ceux de Jéricho ou Berlin. Nique Jean Paul Guerlain et ces bâtards de raciste qui courent les rues comme Roumuald Ledontot. Esclave des temps modernes, j’ai refusé de pleurer, je soulève le peuple comme …. Yesu Christo… Des larmes de cristaux, car mentale est la castration.
Track Name: Théorie du Chaos
Théorie du chaos

Couplet :

Dans le couloir de la mort, comment garder le silence. Je ne suis pas Eugenio Pacelli, j’ai pas de voix de miel, ni Andréa Bocelli, je chante le blues la gorge pleine d’abeilles comme les ruches et les Bois d’ébène.

Paul Ahyi m’a dit, « il faut lutter pour la vraie indépendance », mais c’est grave. C’est la décadence. Des déserts et des ruines. Des tombeaux sur les routes, la cécité intellectuelle à outrance. Les Négros dansent dans les corners comme Roger Milla. Laissent pousser les dreads pour charmer les Mona Lisa car dans leur chatte le pouvoir d’achat et ces passeports qui assassinent les frontières, tu saisis le plan ? Dis-moi la différence entre un Dreadlocks et un Rasta. Nos policiers et les mendiants. C’est l’uniforme qui angoisse la plèbe. Le pouvoir est au bout du fusil, la pauvreté dans la réflexion. Divisé comme l’UFC ou l’ANC on crache des flammes comme Julius Malema. Le silence dans le plat, les bruits dans le ventre, j’écoute mon cœur battre au rythme des tam-tam et des pluies de balles.

La politique africaine c’est comme la vieillesse. Elle nous réserve des surprises comme Gilchrist Olympio. Ce dont je te parle c’est comme voir ton pater pleurer, ta mater se prostituer et ton frère se camer. Mais y’a pire tchalé, imagine ta sœur qui perd sa vie en la donnant. C’est grave écœurant. Pleure pas, que ces lignes essuient tes larmes, te consolent loin de tout ce vacarme.

De la traite des Noirs, à la loterie visa, du cache-sexe au string, le vieux nègre a perdu sa médaille. Aventure ambiguë sous un ciel lugubre, une vie de boy dans une nuit sans étoiles. Les portes du nord sont closes comme ces maisons qui peuplent nos villes. Dieu est mort parait il, ils l’ont kill… Marlich on a la foi, Marlich on la foi…

L’Afrique porte sa croix attend la rose et moi je crois que leurs loges ne résisteront pas aux pendules de l’horloge. Je reste franc pas comme les ingénieurs en bâtiment qui dirigent nos Etats.

Refrain:

Le chaos précède la construction c’est ma théorie. En attendant je brûle mes démons comme mes calories. Écorche-les comme jadis dans les galeries, le hasard n’existe pas ohhhh.

Le chaos précède la construction c’est ma théorie. En attendant je brûle mes démons comme mes calories. Écorche-les comme jadis dans les galeries, le hasard n’existe pas, j’en suis la preuve vivante.