INDIGO

by Elom 20ce

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about

INDIGO c'est le Blues dépassé, la douleur à son stade suprême !

16 titres produits par Les Ancêtres (Univers/Togo), Alexis Hountondji (Bénin/France), Engone Endong (Gabon/Canada), Anitek (Suisse), Crown - Grim Reaperz (France), Epolar (France), Monsta Beatz (France), etc. Avec des griots de la terre entière (Togo, Bénin, Gabon, Ghana, Mali, France, Toronto, Allemagne...).

credits

released December 11, 2015

Prod: Alexis Hountondji

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about

Elom 20ce Lomé, Togo

Elom 20ce est un griot contemporain. Africain d’origine togolaise, il se définit comme un Arctivist partisan d’une Afrique unie, riche de toutes ses diversités, depuis le Maghreb au Cap, et du Cap-Vert à Madagascar.

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Track Name: Lamentations
Intro : Chanson de protestation contre la politique du Gouverneur
Digo, interprétée par Kokoè (grand-mère de Elom 20ce).

Nos stigmates sur des mélodies. Indigo pour mes gens indigènes, populace indigente. Ma prose est politique sans doute. Et ma tête une grenade qui se dégoupille dès que j’ouvre la bouche (« Blow »). J’ai fait un trou dans ton front pour que germe le troisième œil qu’elle éclaire ta vision. Il y a des armes planquées dans nos phrases. Ces formules scientifiques dans les hiéroglyphes : Papyrus de Rhind, Papyrus de Moscou. Ramasses-les, charges-les tchalé et sois prêt pour la lutte. Science mystique, rebelle musique. Ecriture automatique qui n’a de cesse d’arroser tel des M 16. J’ai retourné le fusil de l’oppresseur contre lui. Je rappe en français. C’est comme faire la guerre aux Ruskovs avec des Kalachnikovs. Prométhée des temps modernes, Spartacus contemporains. Fils de Ki-Zerbo et de Cheikh Anta . Nous voici à la frontière de l’inacceptable. Que le ciel s’effondre ?, qu’il se fracasse sur nos crânes pas grave. On a tout perdu depuis longtemps. Ce qu’il nous reste c’est le Blues, les mélopées, le rap, le jazz, les lamentations...

« Parce qu’un homme qui crie n ‘est pas un ours qui danse (x 6) »

Nina Simone : An Artist Duty
Track Name: Vodoo Sakpata
Lyrics

1er couplet:

Leurs visions frappées de cécité comme cette foi qui me guide. Un feu de brousse que j’allume dans l’obscurité. Hé, nos valeurs sont passées où ma ? Yéhowa, moudékuku va si zoala. On est là à se dévorer comme sur le Radeau de la Méduse en attendant que la foudre nous frappe tous. Des riches en danger, pauvres en péril ! Système hégémonique ! Comprends pourquoi ma plume s’exprime comme des Kalachnikovs, les Krakatau, les tornades, les Molotov… (Tousser) Regarde ce que la drogue a fait de nous ? On ne se marie plus. Les frères épousent les bouteilles, la Sativa, les seringues. Elles seules dessinent les sourires sur le faciès des clowns que nous sommes. J’ai mis ma tête en jachère. Cogiter ces cris d’oiseaux, les messages qu’ils chantent, que je sois à Fidjrossè, Lomé ou Accra.

Refrain x 2 :

Les jours de rage arrivent sur nous comme le tsunami à Jakarta
Hé ! Mystérieux, Vodoo Sakpata, Vodoo Sakpata, Vodoo Sakpata
Anygba nou agbé agbé yéla (La terre est une entité vivante)
Les jours de rage arrivent sur nous comme le tsunami à Jakarta
Hé ! Mystérieux, Vodoo Sakpata, Vodoo Sakpata, Vodoo Sakpata
Anyigba élagbéla (La terre est vivante)

2eme couplet:

Embrasser la bouche du canon, greffer des ailes au cerveau. Couper la tête aux colons en véritable Asrafo. Trêve de palabre, nos plumes déterrent les cadavres enfouis dans les mémoires hostiles à l’Afrique. Chilembwe, Kimathi, les autres ont bien compris, la stratégie de haine établie pour nous asservir. Gnawoé, mila wô doakaka di la vôlé n’ti, élabéna, miabé djéna bé dô wom miélé... Lomé, Ouaga, Conakry, Accra, nos proses abolissent les frontières tracées en Allemagne. Que les compradores se préparent, aucune pitié pour les traitres, les disciplines de Gobineau, Jules Ferry ou Foccart. Crois-tu que je m’égare, quand je dis que les miens sont pris pour cible regarde Haiti. Ouvre les yeux et sois fort ! Le chemin est encore long. Etudie ton histoire. Saisis en les leçons. Hier Sharpeville, aujourd’hui Marikana. Biko est il mort pour rien ? Et Zulu Chaka ! Pour nos morts sans sépultures, leur dignité violée, j’ai fait le tour sur moi-même afin de brûler la Bête.

Refrain x 2:

Les jours de rage arrivent sur nous comme le tsunami à Jakarta
Hé ! Mystérieux, Vodoo Sakpata, Vodoo Sakpata, Vodoo Sakpata
Anygba nou agbé agbé yéla (La terre est une entité vivante)
Les jours de rage arrivent sur nous comme le tsunami à Jakarta
Hé ! Mystérieux, Vodoo Sakpata, Vodoo Sakpata, Vodoo Sakpata
Anyigba élagbéla (La terre est vivante)

Outro:

Elé gnon élé gbon élé gbon omlé séa? (La Terre respire tu n'entend pas ?) (Respiration…)
Track Name: Dead Man Walking
Intro : « Les hommes de notre groupe ont développé à force de vivre dans un système impitoyable, un ensemble de comportements qui engourdisse l’âme. On a fait de nous le paillasson de l’univers. Mais le monde verra ce que des hommes comme nous peuvent faire. Des hommes qui ont connu l’inégalité, l’arriération, mais qui en sont sorti entier. Il y aura une page spéciale dans le livre de la vie pour les hommes qui seront sortis en rampant de la tombe, sur une page on pourra lire la défaite totale, la ruine, la soumission, et sur l’autre, la victoire écrasante et l’accomplissement. » Georges Jackson. Extrait des Frères de Soledad. Interprété par Maleiva Kem.

Refrain:
Dead Man Walking X 5
I am too fast for my legs / Dead Man Walking
Too fast for their minds / Dead Man Walking
What a Dead Man Walking? / Dead man walking X3

Couplet 1

Je viens à vous, ombilical cordon au cou, mes tripes dans mes paumes et un diamant dans la pomme d'Adam...Cher frère, j’ai plus de temps à perdre, des démons à pendre. Ecraser l’armée de fantômes qui habite mon âme. Nos comptes, on les gère dans l’au-delà, si Dieu nous prête la mort comme aux Momies d’Egypte. Gifle la bêtise humaine qui nous étrangle et nous fossilise. Je traine mon cadavre sur la place publique comme le corps d’Ouandié Ernest, Sylvanus Olympio et le reste. Martyrs qui ont versé leur sang pour arroser la graine d’une Afrique forte et puissante. J’avance les flèches dans le dos, un couteau dans la gorge tchakatsou dans la voix, Tchalé je saigne sur sample…

Refrain :

I am too fast for my legs / Dead Man Walking (x 5)
I am too fast for my legs / Dead Man Walking
Too fast for their minds / Dead Man Walking
What a Dead Man Walking? / Dead man walking X3

Couplet 2

Enterre-moi vivant, arrache ma langue, tant que mes pensées se meuvent. Que le ciel en soit bénit tout comme le Tout puissant. Tu sais, si demain je disparais, qui versera des larmes sincères si ce n’est Enouéké et sa mère, Eklin et sa mère, Efoé et Djatougbé. Je me sens seul comme Yesu sur la croix. Pourtant bien entouré. Des artistes et des juristes. Quelques Gbévu accro au Gbékui ou même kpékui. Des gens propres mais glauques. Des têtes pleines aux pensées stériles comme Charles Debasch Kofa Souza. Nos vies sont sombres certes. Les ampoules décorent nos pieds des rayons de soleil au milieu de ce crépuscule comme un Mother fucking Zombi.

Refrain :

I am too fast for my legs / Dead Man Walking (x 5)
I am too fast for my legs / Dead Man Walking
Too fast for their minds / Dead Man Walking
What a Dead Man Walking? / Dead man walking X3

PS :
« De nous éloigne-toi si t'es pas prêt à encaisser des coups, enchaîner épreuves, sacrifices et privations. Nous sommes des Hommes qui avançons la vie dans la paume de nos mains... La colère tatouée dans le ventre, l’essence dans chacune des gouttes de nos larmes versées… »
Track Name: Sôssignalé (Feat. Avénon & Prince Mo)
1er couplet - Avenon

On a du pain sur la planche, peuple de Cham. L’esprit dans les chaînes, toujours dans les champs. Courbe l’échine, à cultiver l’espoir mon peuple se décime. Indécis certains attendent l’avènement d’un messie /Non merci. Ta bonne nouvelle viens pas me prêcher, Laisse-moi porter le poids de mes péchés. La prestation des dieux se paye chère. Sossignalé, mais les soucis s’alignent, s’associent au salaire, aux factures salées et au sentiment d’être esseulé. Sossignalé, famille manon dodé enabé, mouvatchi bgé, vatchimgbé. Fatigué et abusé par leur systeme répressif, esclave à l’état civil. Babylon veut détruire ma mélanine. Mais l’art nègre à l’esprit rebelle se mêle et m’anime et font de moi un Asrafo; Adjavo, léminkoua om voho.

Refrain x 4
Sôssignalé, Nougnoé bé gamé mou va yi non dé
Malé élana bé mila va tsiayaméa ?

2ème couplet – Elom 20ce

L’Amour, la naissance et la mort. Du sperme au squelette… Flashback, je me rappelle de l’époque où on jouait au foot dans la poussière avec des pommes sauvages. Atôkliko, kpégo ! Om da bille kpoa ? Om po djaskéléa ? Om gnao lé school kpoa ? Pour des frais de scolarité non payés ou pour des bêtises ! Oh ! « Elève électrique » sur les bulletins. Ouais ! Ça c’était au Lycée. Aujourd’hui j'fais danser la foudre dans le crâne des Colons comme Cabral, Amzat Boukari ou Fanon. Fruit d’une terre qui a connu les fers, les fouets, les guerres et les dictatures. Voadey nos blessures nous ont éduquées. Les erreurs nous ont enseigné que Tôméyila yé gbanazé et que Emonzonla yé kli na kpé...

Refrain x 4
Sôssignalé, Nougnoé bé gamé mou va yi non dé
Malé élana bé mila va tsiayaméa ?

3ème couplet – Prince Mo

La vérité se cache sur terre dans un monde imaginaire. L’humanité est partie en guerre à la recherche du PERE. Les sacrifices religieux, envie d’être heureux, envie d’être deux, de vivre de vivre mieux. Je chante, le mic encercle les têtes comme un voile de coton en plein désert face à la tempête qui couvre ma tête. Je marche l’horizon inconnu, suivant ma destinée, à la recherche de la lumière pour mes coéquipiers. Le temps s’écoule, enchaîne et nous laisse des marques. La bouche s’ouvre quand le cœur bat et ça laisse des traces. Le soleil fidèle, brille et chauffe le miel. Des prières s’envolent et s’en vont toucher le ciel. Gbègbéyé donkoussou gbé fonfon, Agbétô gbé vonvon, N’tilan gbé gbongbon. Sôssignalé, Nougnoé bé gamé mou va yi non dé Malé élana bé mila va tsiayaméa ?

Refrain x 4
Sôssignalé, Nougnoé bé gamé mou va yi non dé
Malé élana bé mila va tsiayaméa ?
Track Name: Castration Mentale
Mentalement castrés, nos leaders n'ont rien de Castro, du glaçon ou de la graisse à la place du cerveau. J'ai des crampes au mien, à force de penser à mon peuple, mon peuple, ce putain de peuple... A force de penser à ce peuple, mon crane se lézarde comme un œuf, explose comme une bombe, un Molotov cocktail, éparpille mes pensées dans l’univers comme les comètes et les galaxies, les planètes et puis les molécules… Les neurones dans le piment, sans issue, on se jette dans l'au-delà, et on se lave dans les cris du tonnerre. Avalé par le Chaos, broyé, incinéré, on se repose dans nos caveaux. Nos cendres se mêlent à l'air comme cette fumée qui fuit nos lèvres, pour disparaitre dans la nature comme Ben Barka, toi, lui ou moi si t'es contre eux et leur putain de système... Les fantômes désertent les cimetières, nos politiques ont l'haleine des lagunes de Lomé, ou des ruelles de Takoradi! Croire aux Chimères ou mourir car nos cœurs sont tombés sous le charme de la Méduse. Cœur sale et mains pures, j’épure ma science dans les flammes du ciel, l’écriture comme exutoire, elle me donne des ailes, et je plane dans ma tête en direction de Zion, allons les rangs serrés avec mes lions ! Il en existe encore loin de ces chiens et ces moutons qui tuent leur temps en broutant de l’herbe ! My man Eazy Mo, grâce à Dieu portera la toge, lui-même sait qu’on a besoin d’avocats comme Vergès ou Femi Falana ! Noukéla na Mila tsiaya méo ? azéo lé hoz milé djav mal ! dzidou dou égni miato mimlé kpoéma ? Tsooo !! noukoué gban namia ? On a que deux mains, dix doigts pour bâtir des pyramides aussi solides que les squelettes de nos idéaux, Et ben dis-toi que la force est en toi, quand le mal donne des coups violents dans les points vitaux ! Le diable s’élève contre nous comme le mur de la honte, mais on l’écroule comme ceux de Jéricho ou Berlin. Nique Jean Paul Guerlain et ces bâtards de racistes qui courent les rues comme Roumuald Letondot. Esclave des temps modernes, j’ai refusé de pleurer, je soulève le peuple comme …. Yesu Christo… Des larmes de cristaux, car mentale est la castration.
Track Name: Comme un Poison dans l'Eau (Feat. Le Bavar/La Rumeur)
Intro : Amilcal Cabral

Couplet 1 : Le Bavar

Je suis né dans les flammes, juste entre le drame et le décrassage. Ne laisserai que des cendres à mon passage. Noir est le brassard, ethnique est le brassage étriqué sur les crânes qui crachent sur le métissage. Il y a trop de trace de sang dans mon sillage ne me parlent pas d’enfantillage toi qui décrypte la menace sur nos visages. Les armes dans nos bagages comme héritage de leurs carnages, comme l’héritage d’un continent qu’ils se partagent ? J’écris ce que tu ne vois pas, ce qu’on ne me prendra pas. Je ne changerai pas le monde mais il ne me changera pas. Les rappeurs te parlent de quota, suivent comme des moutons, ils ont le pif à Bogota et les deux pieds dans un champ de coton. Et si je hausse le ton pour que Marianne me tende ses jolies tétons aux rescapés du béton, aux rescapés de l’histoire quand Noir égale brimade, torture et noyade, l’actu braqué sur le gros cul de Rama Yade.

Refrain 1
Dans cette guerre déclarée aux kémites, le pouvoir est au bout de nos actes
Cette bataille qu’on nous livre sans merci, la victoire dépendra de nos armes
Préviens les barbouzes, ma bravoure n’a pas pris de rides
Les tyrans, les volcans vont bientôt vomir
Elom 20ce un défi à leurs statistiques
Toujours à l’aise comme un poison dans l’eau.

Couplet 2 : Elom 20ce

Essipoula kpéssé dekpé m’danlon lé sigonméo ! Azéa wôbléwula Le soleil se couche-t-il à l’Est ? Naitre en prison esclave dans les entrailles de la Bête ! Un serpent qui avale ses propres gosses par la tête. Je suis dans leurs crânes telle une tumeur qui se propage comme la rumeur. Un fantôme qui respire. Assassine-moi si tu peux ! Que les mouches se tiennent à l’écart ! Nos plaies ne sont pas mortes. Elles chantent, elles dansent. Elles fument toujours… Each One Teach One, Togné Kanléodé Miatô dites-moi misogbéa (Mes braves gars, dites moi, êtes vous prêts ?) Livrons aux flammes les Senzala. Paix Fellagas, Mes Fela, Julian Assange, Mes Bonga, Franklin Bukaka, mes Myriam Makeba. Mes fourmis dans tes caleçons que peuvent tes chars et tes drones ? Qui t’as dit que l’on combat les abeilles au marteau ! Force aux piranhas dans le système, les ascaris dans leur ventre, mes Triangles de Bermudes qui se déplacent dans leur pré-carré !

Refrain 2
Dans cette guerre déclarée aux kémites, le pouvoir est au bout de nos actes
Cette bataille qu’on nous livre sans merci, la victoire dépendra de nos armes
Préviens le Colon, ma bravoure n’a pas pris de rides
Le félon, les volcans vont bientôt vomir
Le Bavar un défi à leurs statistiques
Toujours à l’aise comme un poison dans l’eau.
Track Name: Le Blues des Pharaons (Feat. Sir Okoss)
Intro : Thomas Sankara

Couplet 1 : Sir Okoss

Toc, toc, toc, ma foi je sens qu’on y est presque. Stock, stock, deux fois on a évité la fresque. Bloc, bloc, parfois c’est vrai qu’on a été brasque, floc, floc, la rivière des pleurs efface nos frasques. Viens, viens, en pleine libération Kamite, retiens, retiens, l’ancienne philosophie Kemet des tiens, des tiens dans ces paroles comètes, tiens, tiens voici le jour où on a la joie comme maître. Elle vient du ciel cette race là, parce que la la concrétisation de la race nègre, plus jamais aigre donc embrasse la ! Yes ! I got my mind made up! And I don’t want to turn back! ;Coz I wanna figth, Get up, Stand up for your right! Connaitre, connaitre l’histoire! Que nait, que nait l’espoir. Commettre le spectre de la gloire noire jusqu’en Côte d’Ivoire. Leur code noir une fourbe, nos populations lourdes marchent avec un breuvage depuis 1960 dans les gourdes. Les negro fuckent les propos négrophobes de Guerlain. Une marche en marche d’un nouvel ordre mondial c’est certain. Allo la terre, ici le ciel, message pour les terriens, le cortège est oint et le verbe est Esprit reste saint.

Refrain
La liberté a un prix, j’ai appris à saigner. L’ignorance égorge mon peuple donc je m’en vais enseigner. Sur le fil du rasoir je chante le Blues des Négus aux crânes sous carcan, mais à quand le printemps ?
La liberté a un prix, j’ai appris à saigner. L’ignorance égorge mon peuple donc je m’en vais enseigner. Sur le fil du rasoir je chante le Blues des Zombis aux crânes sous carcan, mais à quand le printemps ?

Couplet 2 : Elom 20ce

Pensées en mouvement, le cœur debout. La foi en érection j’écorche comme les Scribes de l’Egypte Antique. Des axiomes pour soigner l’agonie de l’Afrique. Des théorèmes démontrant la force mystique. Certes, nos propos ne trouvent d’échos que dans quelques têtes, quelques cœurs oui quelques bras. La plupart essoré par l’ignorance et la répression, militaire ou monétaire tchalé. A l’instar du franc CFA, belle garce qui tient nos crânes dans le creux de sa chatte. Mais qui t’as dit que l’on se défend avec les larmes, regarde ton histoire, couverte de dettes et de chrysanthèmes. Sans citer le sang, les crachats et le sort qu’on subit nos pères fondateurs. Comment respirer la tête sous l’eau ? Avancer les pieds dans les chaînes, cérébrales ou métalliques. Frère, la machine écrase, pilonne nos terres sans pudeur aucune mais infaillible reste un peuple libre. Et puisque la puissance des démons se fonde sur une collective démission, j’ai réuni les frères comme l’a fait Kimathi. Et je me jette dans la peau de la bête m’y poser comme ce colis envoyé à Edouardo Mondlane, Samora Machel, Walter Rodney.

Refrain
La liberté a un prix, j’ai appris à saigner. L’ignorance égorge mon peuple donc je m’en vais enseigner. Sur le fil du rasoir je chante le Blues des Zombis aux cranes sous carcan, mais à quand le printemps ?
La liberté a un prix, j’ai appris à saigner. L’ignorance égorge mon peuple donc je m’en vais enseigner. Sur le fil du rasoir je chante le Blues des Négus aux cranes sous carcan, mais à quand le printemps ?
Track Name: Théorie du Chaos
Théorie du chaos

Couplet :

Dans le couloir de la mort, comment garder le silence. Je ne suis pas Eugenio Pacelli, j’ai pas de voix de miel, ni Andréa Bocelli, je chante le blues la gorge pleine d’abeilles comme les ruches et les Bois d’ébène.

Paul Ahyi m’a dit, « il faut lutter pour la vraie indépendance », mais c’est grave. C’est la décadence. Des déserts et des ruines. Des tombeaux sur les routes, la cécité intellectuelle à outrance. Les Négros dansent dans les corners comme Roger Milla. Laissent pousser les dreads pour charmer les Mona Lisa car dans leur chatte le pouvoir d’achat et ces passeports qui assassinent les frontières, tu saisis le plan ? Dis-moi la différence entre un Dreadlocks et un Rasta. Nos policiers et les mendiants. C’est l’uniforme qui angoisse la plèbe. Le pouvoir est au bout du fusil, la pauvreté dans la réflexion. Divisé comme l’UFC ou l’ANC on crache des flammes comme Julius Malema. Le silence dans le plat, les bruits dans le ventre, j’écoute mon cœur battre au rythme des tam-tam et des pluies de balles.

La politique africaine c’est comme la vieillesse. Elle nous réserve des surprises comme Gilchrist Olympio. Ce dont je te parle c’est comme voir ton pater pleurer, ta mater se prostituer et ton frère se camer. Mais y’a pire tchalé, imagine ta sœur qui perd sa vie en la donnant. C’est grave écœurant. Pleure pas, que ces lignes essuient tes larmes, te consolent loin de tout ce vacarme.

De la traite des Noirs, à la loterie visa, du cache-sexe au string, le vieux nègre a perdu sa médaille. Aventure ambiguë sous un ciel lugubre, une vie de boy dans une nuit sans étoiles. Les portes du nord sont closes comme ces maisons qui peuplent nos villes. Dieu est mort parait il, ils l’ont kill… Marlich on a la foi, Marlich on la foi…

L’Afrique porte sa croix attend la rose et moi je crois que leurs loges ne résisteront pas aux pendules de l’horloge. Je reste franc pas comme les ingénieurs en bâtiment qui dirigent nos Etats.

Refrain:

Le chaos précède la construction c’est ma théorie. En attendant je brûle mes démons comme mes calories. Écorche-les comme jadis dans les galeries, le hasard n’existe pas ohhhh.

Le chaos précède la construction c’est ma théorie. En attendant je brûle mes démons comme mes calories. Écorche-les comme jadis dans les galeries, le hasard n’existe pas, j’en suis la preuve vivante.